Sarkozy sauvera-t-il le service de magnétoscope en ligne Wizzgo ?

le 26/01/2009, par Denis Poillerat, Régulation télécoms, 346 mots

Fermé depuis fin novembre, suite au jugement du tribunal de grande instance de Paris, le service de magnétoscope en ligne Wizzgo n'a plus qu'un recours, le plus haut personnage de l'Etat. La société, a en effet écrit à Nicolas Sarkozy (via le ministère de la Culture) pour lui demander d'intervenir en sa faveur, pétition de 80 000 signataires à l'appui. Rappelons que Wizzgo, qui proposait la programmation d'enregistrements des programmes TV de la TNT sur le Web, a été suspendu pour avoir « commis des actes de contrefaçon en reproduisant et communiquant au public, sans autorisation, des programmes produits et diffusés » par les plaignants (TF1 et M6 notamment). Le service avait appuyé sa défense sur le principe des « exceptions de copies transitoires et de copie privée », en vain. Car ce fameux droit à la copie privée précise que la personne qui enregistre doit être la même que celle qui en bénéficie. Ce n'est pas vraiment le cas de Wizzgo dans le cadre législatif actuel. Outre l'interdiction de proposer l'enregistrement de ces chaînes, les sanctions financières prononcées à l'encontre de Wizzgo poussent tout droit la société vers la fermeture définitive. Elle en appelle donc au président de la République en soulignant que cette décision va à l'encontre « de l'évolution des technologies, et particulièrement la révolution numérique ». Elle souhaite que « le gouvernement et les parlementaires permettent l'évolution nécessaire du cadre législatif de la copie privée. Renforçant une offre légale encore trop rare, cette évolution contribuera efficacement à la lutte contre le piratage. » Ce qui permettrait à ce type de services d'exister. Le pot de terre contre le pot de fer Mais Wizzgo semble, bien malgré lui, être le pot de terre de la fable de La Fontaine. Davantage que le manque d'autorisation et de rémunération pour l'enregistrement de programmes, par ailleurs diffusés en clair, c'est surtout la nature du service qui a dû irriter les diffuseurs. Ceux-ci proposent en effet des systèmes de TV de rattrapage (ou catch-up TV), parfois payants, sur leurs sites respectifs, et ne voient évidemment pas d'un bon oeil qu'un tiers vienne empiéter sur leurs plate-bandes.

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