MWC : Nokia Networks prépare les futurs réseaux en misant d'abord sur les small cells
Le Mobile World Congress se déroule cette semaine du lundi 2 au mercredi 5, avec une pléiade d'acteurs et de guest star comme Mark Zuckerberg. Les opérateurs mobiles chercheront de nouvelles solutions pour anticiper la nécessaire montée en puissance de leurs réseaux due aux nouveaux usages.

La ligne est tracée, « d'ici 2020, nous avons une vision d'un réseau aux capacités multipliées par 1000 par rapport à 2010, par 10 pour le spectre, par 10 également pour son efficacité, et par 10 pour le nombre de cellules de base », affirme Yann Begassat, directeur technologie de Nokia Networks France. Des chiffres ronds, mais assez réalistes, compte tenu des besoins des utilisateurs et des technologies en projet comme la 5G. Pour préparer ses clients opérateurs à cette mutation de leurs infrastructures radio, Nokia Networks engage plusieurs initiatives, présentées lors du Mobile World Congress cette semaine.
Premier grand sujet d'actualité, le LTE-U, c'est-à-dire unlicenced, autrement appelé LAA, Licensed assisted access. Il est en test chez T-Mobile aux Etats-Unis. Il s'agit d'opérer de petites liaison locales dans la bande 5 GHz, le fief du WiFi 802.11 ac. Cette technologie n'est pas encore normalisée, mais Nokia a bon espoir et projette de la commercialiser d'ici la fin de l'année. Elle lui permettra de montrer comment la technologie LTE va coexister avec du Wi-Fi gratuit et représentera un alternative sérieuse.
La parité offerte entre small cells et macro cells
Le point fort des présentations de Nokia Networks restera toutefois centré sur les small cells. Plus précisément sur la parité offerte entre small cells et macro cells de manière à faire de l'agrégation de porteuses. « Elles auront le même logiciel à l'intérieur, précise Yann Begassat, il en résulte dans les small cells une plus forte capacité avec 600 utilisateurs sur une seule cellule. Une solution qui permettra de proposer du LTE-A. Le constructeur lance même la FlexiZone Dualband, entre 1800 MHz et 2600 MHz pour mettre en oeuvre cette agrégation de porteuses sur deux type de cellules et sur deux bandes de fréquences.
Dans le même ordre d'idées, Nokia présente des antennes Mimo 4x4 (en photo). Le MiMo permettant des transferts de données plus rapides et à plus forte puissance par son multiplexage. Une technologie plus efficace que celle du GSM ou du Wifi qu'une fois de plus Nokia veut dépasser pour offrir aux opérateurs de quoi satisfaire leurs clients et leurs futurs utilisateurs. Elles sont en test chez T-Mobile et préparent à la 5G.
Avec cette série d'initiatives, Nokia Networks veut montrer à ses clients toutes les possibilités qu'offre la gestion des réseaux mobiles. Sur plusieurs points, ils peuvent dégager des puissances et des vitesses supplémentaires. Pour autant, le constructeur Nokia poursuit ses investissements sur la 3G avec une FlexiZone Indoor. « On lance un produit en 3G, car l'entreprise est toujours forte en 2 ou 3G ». Il avait également engagé une voie plus futuriste avec le cloud dans les réseaux radio, le cloud RAN que nous avons traité dans un précédent article.