Je blogue, tu bogues, il a une humeur de dogue
A peine sorti des fonds baptismaux que MySpace.com devient une menace pour les responsables informatiques, nous apprend Security News. Ce portail jouant à la fois le rôle d'hébergeur de blogs, de centre de discussions instantanées, de « réseau social » est également un nid de keyloggers, d'échange d'URL spoofées contenant moultes surprises, et autres pièges grossiers. Avec 63 millions d'utilisateurs déclarés, il est statistiquement évident qu'une part importante des cyber-participants accède à cet espace à partir d'un ordinateur appartenant à un réseau d'entreprise. Haro sur Myspace donc, et par conséquence haro sur la totalité des autres sites de relations sociales. Ce procès, s'il est techniquement justifié, ne devrait pas trop inquiéter les RSSI sachant RSSer. Après tout, chaque station d'un réseau est susceptible de se fourvoyer sur certains sites roses, de s'égarer au voisinage de serveurs douteux, et d'écoper au passage de quelques volées virales. Il doit donc être protégé en conséquence, et soumis à des « politiques d'usage » clairement publiées. N'oublions pas non plus l'impact catastrophique que ces visites sauvages sur la productivité : Avec la machine à café, a moins, on pouvait vérifier aisément les éléments perturbateurs. Mais revenons plus sérieusement à MySpace et confrères.Ce qui, hélas, échappera aux responsables sécurité, c'est tout ce qui échappe aux filtres bas et haut niveau... à commencer par les actions en « social engineering ». Ce à quoi les initiateurs de tels réseaux rétorquent par le rôle primordial que joue ce genre de portail dans l'amélioration des réseaux commerciaux. Une nouvelle forme de franc-maçonnerie du cyberespace en quelques sortes. Qui l'emportera ? Probablement les réseaux sociaux. Les premières pages Web ont horrifié les sectateurs de Telnet et de Gopher. Les premiers attachements mail ont fait bondir -et torturent encore- les croyants en un smtp pur et originel, et les clefs usb et lecteurs mp3 traumatisent encore quelques DSI paranoïaques. Mais, malgré tous ces maux, le monde Internet échappe au naufrage. Le prochain récif que constituent les espaces de socialisation provoquera probablement quelques voies d'eau... mais le bâtiment continuera sa course.