Chrome OS de Google : un astucieux vernis marketing
Régie publicitaire, plateforme de services Internet, navigateur Web, systèmes d'exploitation pour mobile et - dans un an - pour micro-ordinateur, l'ogre Google est devenu omniprésent sur le marché informatique.
La dernière annonce du géant de Mountain View porte donc le doux nom de Google Chrome OS. Il s'agit d'un système d'exploitation gratuit qui animera les micro-ordinateurs équipés d'un processeur Arm ou X86 (Intel ou AMD). Pas vraiment une révolution, mais un vernis Google et un astucieux habillage marketing appliqué à une bonne vieille distribution Linux. À l'horizon du deuxième semestre 2010, Google proposera donc Chrome OS, dont « la rapidité, la simplicité et la sécurité sont les aspects clés », souligne le géant du Web. « Nous le développons pour qu'il soit rapide et léger, et qu'il démarre et vous donne accès au Web en quelques secondes. L'interface est minimale, pour ne pas vous gêner, et la plupart de l'expérience de l'utilisateur se passe sur Internet », expliquent Sundar Pichai, vice-président en charge de la gestion produits, et Linus Upson, responsable ingénierie. Concrètement, Chrome OS sera allégé de tous les services et des agents qui peuvent ralentir le fonctionnement d'un système d'exploitation traditionnel. Une lapalissade car le propre des distributions Linux est justement la possibilité de recompiler le noyau pour simplement garder les services nécessaires à son bon fonctionnement. Google Chrome OS sera lancé au second semestre 2010, soit un an après la sortie de Windows 7, dont la commercialisation mondiale est programmée pour le 22 octobre prochain. Il ciblera les petits portables type netbooks, mais également les ordinateurs de bureau. Chrome OS réussira-t-il à séduire le grand public, ce que Linux a été incapable de faire ? Réponse dans un an, mais le problème du parc applicatif se posera une nouvelle fois aux utilisateurs. Il suffit par exemple de regarder le peu d'applications disponible sur la plateforme Android Market face à la mégalogithèque de l'AppStore d'Apple pour comprendre le problème.