200 stations de base Wimax déployées en France, selon Motorola
Lors d'une table ronde organisée par l'EBG, le directeur des politiques publiques chez Motorola, a indiqué l'état d'avancement du Wimax, et les contraintes techniques auxquelles cette technologie se heurte en France.

« Il y a 200 stations de base Wimax déployées en France, et trois fois plus en attente, a déclaré Christian Ollivry, directeur des politiques publiques chez Motorola, lors d'une table ronde organisée ce jour à Paris par l'EBG (Electronic Business Group), il y a également plusieurs milliers de CPE (Customer Premise Equipment), en attente ». Interrogé sur la possibilité d'utiliser le Wimax en mobilité, pour de la téléphonie sur IP, le directeur a indiqué : « Nous avons réalisé des expérimentations sur Paris, le Vocoder (NDLR : le codeur électronique qui numérise la voix sur le réseau) fonctionne très bien ». Difficile d'assurer la mobilité en Wimax à 3,6 GHz Le représentant de Motorola a rappelé qu'en France, les licences Wimax attribuées n'autorisent pas la mobilité, et ceci probablement jusqu'en 2010, au contraire de pays comme l'Allemagne, l'Italie ou la Norvège, et qu'il faudra aussi attendre que la commission européenne entérine la mobilité comme possibilité. « Ceci dit, pour ceux qui ont fait de la radio, assurer la mobilité dans les bandes de fréquences actuelles du Wimax, à 3,6 Ghz ou 3,8 GHZ, ne sera pas idéal en termes de couverture ». Plus globalement, Christian Ollivry estime qu'il faut des technologies moins coûteuses à déployer et moins chères que le FTTH, et que le Wimax peut très bien convenir. Cependant, « il faudra descendre en fréquences, afin de mieux couvrir le territoire, il faut libérer des fréquences dans le dividende numérique ». Photo : un CPE Wimax de Motorola.